Stratégies Saint-Laurent, un réseau de concertation pour protéger et valoriser le fleuve

Le réseau Stratégies Saint-Laurent est un acteur phare de la gouvernance du Saint-Laurent. Composé des comités des douze Zones d’Interventions Prioritaires (ZIP)* du Québec, il favorise la concertation à l’échelle interrégionale et nationale et l’implication des collectivités locales riveraines du fleuve pour sa préservation. A ces deux missions principales, s’est rapidement ajouté un volet éducatif, pour faire prendre conscience à tous les utilisateurs du fleuve sa forte contribution au développement du Québec mais aussi de sa vulnérabilité. 

Jean-Éric Turcotte, Directeur général de cet organisme novateur,  nous évoque les pressions qui pèsent aujourd’hui sur le Saint-Laurent et les solutions développées pour y faire face.

Photo ©Michel Paquin pour Stratégies Saint-Laurent

Le Saint-Laurent est avant tout vu comme une voie de transport, fluviale et maritime, avec son large estuaire et son golfe. L’identité du Saint-Laurent s’est-elle construite principalement autour de la navigation ? 

Non, pas du tout ! Le Saint-Laurent, c’est l’œkoumène du Québec : 80% de la population vit sur ses rives ou sur ses tributaires, c’est donc avant tout un milieu de vie. Le fleuve présente également un pouvoir nourricier grâce à la chasse et à la pêche, une ressource extrêmement prisée pour l’exportation mondiale et pour les Québécois. Le Saint-Laurent est également fondateur de l’identité québécoise. Il est le berceau de lieux historiques et culturels, mais aussi source de loisirs et de divertissements : le kayak de mer (Route Bleue), la voile, la croisière… Le Saint-Laurent divertit et inspire. C’est aussi un immense réservoir de biodiversité, un des plus riches milieux d’Amérique du Nord, mais en situation de vulnérabilité. Enfin, le Saint-Laurent est source d’eau potable pour plus de 50% de la population du Québec, dans la partie fluviale d’eau douce, bien sûr. 

Infos-clés sur le  Saint-Laurent

© Stephane Miller pour Stratégies Saint-Laurent
  • Source : Lac Ontario.
  • Embouchure : Golfe du Saint-Laurent, Océan Atlantique.
  • Débit moyen : 7 543 m3/s (Cornwall) ; 12 309 m3/s (Québec).
  • Longueur  : 1 197 km.
  • Bassin versant : 1 600 000 km².
  • États traversés : États-Unis, Canada.
  • Affluents : 244, dont les principaux : Outaouais, Saguenay, Manicouagan, Saint-Maurice, Rivière aux Outardes.

Vous parlez de vulnérabilité. Comment se porte le Saint-Laurent, sa faune et sa flore ? Quelles nouvelles menaces pèsent sur cet écosystème ? 

Grâce aux travaux menés dans le cadre du Plan Saint-Laurent, nous disposons d’indicateurs environnementaux suivis et on peut dire que l’état de santé du  Saint-Laurent s’améliore globalement depuis 1988. Cette amélioration est tangible, on n’a qu’à penser, par exemple, au succès de la réintroduction du bar rayé, une espèce disparue des eaux du Saint-Laurent depuis les années 1960. Autre exemple, on réhabilite aussi des lieux de baignade avec des standards encore plus élevés qu’à l’époque, ce qui permet de retourner à des activités de contact avec le fleuve. 

Mais celui-ci reste vulnérable. On constate dans les eaux profondes du golfe du Saint-Laurent un problème d’hypoxie, c’est-à-dire de perte importante en oxygène, ce qui fait souffrir certaines espèces. On a aussi le développement d’espèces exotiques envahissantes (EEE) : les carpes asiatiques, la renouée du Japon, les gobies à tâche noire, etc. 

Le Saint-Laurent s’artificialise aussi énormément, en particulier dans la zone fluviale du Saint-Laurent, avec des zones urbaines, des zones portuaires, des autoroutes… Cette tendance génère des pertes, notamment, en milieux humides, hypothéquant cet écosystème pendant de nombreuses années. Encore aujourd’hui, la loi pour la protection des  milieux humides n’est pas complètement efficace. Et cela a un impact direct sur certaines espèces. Les pertes d’habitats impactent directement des espèces vulnérables dont certaines ont des statuts de protection reconnus telles que le chevalier cuivré ou les bélugas, officiellement en voie de disparition depuis 2016. 

Le Vieux-Port de Montréal © Stratégies Saint-Laurent

Il y a aussi de nouvelles pressions anthropiques liées à l’émergence de polluants. Par exemple, depuis quelques années seulement, on s’intéresse à la pollution plastique du Saint-Laurent. Le Saint-Laurent est d’ailleurs un des fleuves les plus impactés par le plastique à l’échelle planétaire. On rejette aussi d’autres polluants : œstrogènes, antibiotiques, pesticides, produits chimiques… Certains produits sont interdits, mais la persistance de certaines substances laisse présager des effets sur le long terme. C’est le cas des retardateurs de flamme, les PBDE, mis sur les produits de consommation, interdits en 2006 et que l’on retrouve encore dans l’eau. 

On a aussi des problématiques de surpêche, même si la gestion est nettement meilleure depuis trente ou quarante ans. Cela concerne, par exemple, la morue. D’autres espèces comme la perchaude, notamment la population du lac Saint-Pierre, ont connu des baisses inquiétantes. Des baisses attribuables à la mauvaise gestion de l’agriculture dans les zones inondables. 

Mais les solutions sont là : il faut mieux planifier la gestion du fleuve, que celle-ci soit intégrée et prenne en compte les effets cumulatifs des projets ainsi que le changement climatique.  Il faut continuer à développer les aires protégées, et changer les comportements à la fois des décideurs et des usagers, pour faire du Saint-Laurent un patrimoine exceptionnel à protéger absolument. 

“L’important pour protéger le fleuve est d’avoir une panoplie d’outils et une panoplie d’intervenants.”

Jean-Eric Turcotte

Vous mentionnez des pressions importantes sur les zones humides du fleuve, qui pourraient gagner à être reconnues zones protégées. Où en êtes-vous dans le bassin ? 

Ces initiatives sont nombreuses et gagneraient à être renforcées par la législation et par l’investissement. A l’échelle mondiale, le Canada n’est pas le premier de classe pour la mise en place d’aires protégées en milieu marin ! On voit néanmoins une amélioration dernièrement. Mais il faut les mettre en réseau pour qu’elles soient efficaces, et leur attribuer suffisamment de fonds. En tant que représentant du Fonds d’Action Saint-Laurent (FASL), une organisation qui vise à financer des projets de préservation, je vois bien que les efforts des Gouvernements commencent à émerger mais sont encore loin d’être suffisants. 1% du PIB seulement est dédié à la protection de l’environnement. 

Comment expliquer le phénomène d’hypoxie dans les eaux du Saint-Laurent ? Est-ce dû aux rejets agricoles, à la pollution par le transport maritime ? 

Il y a des causes ponctuelles, comme les eaux agricoles qui enrichissent le Saint-Laurent en effet. Mais de façon plus systémique, le mélange des eaux dans le Saint-Laurent a évolué. Le golfe était auparavant constitué très largement d’eau froide et très oxygénée, issue des grands courants froids qui descendent du détroit du Labrador – donc presque de l’Arctique. Depuis plusieurs années, il y a davantage d’eau qui provient du Gulf Stream, une eau moins bien oxygénée. Cette modification globale des grands courants est induite, entre autres, par le dérèglement climatique. Et finalement, on a peu de moyens d’interventions sur de tels événements globaux. Il faut donc continuer de travailler sur ce qu’on contrôle, le sur-enrichissement des eaux.

Comment les communautés côtières s’adaptent-elles aux effets du changement climatique, notamment à la réduction des ressources halieutiques et à la montée des eaux ? 

C’est une large part de la population qui est concernée, la plaine du Saint-Laurent étant peuplée de grandes villes comme Montréal. Concernant l’adaptation au changement climatique, les riverains observent bien que le régime hydrique global du Saint-Laurent a changé. C’est le cas aussi pour ses affluents, comme la rivière des Outaouais, et les Grands Lacs, où l’on alterne entre des périodes d’inondations et de sécheresses sans précédent. Cela a des coûts pour les populations qui se sont installées historiquement dans des zones inondables, à une époque où on avait peu de connaissance et de conscience de ces enjeux. Cela engendre aussi des conflits d’usages de l’eau du Saint-Laurent. Il y a un système d’écluses et de moyens de contrôle des niveaux d’eau entre les Grands Lacs et le Saint-Laurent, pour permettre la navigation entre ces deux écosystèmes qui ne sont pas au même niveau. Géré par des accords internationaux entre les Etats-Unis, le Canada et le Québec, ce système est important pour maintenir des niveaux d’eau adéquats – lors des périodes d’étiage, de  premiers conflits émergent.

Et en milieu marin, c’est le phénomène inverse : quand on n’a pas assez d’eau douce, on a trop d’eau salée ! Dans plusieurs communautés de l’estuaire et du golfe, on observe des périodes de submersion et d’érosion, accentuées par le réchauffement climatique. Ces changements de régime ont, par exemple, des conséquences bien concrètes sur l’installation des glaces en rives (les pieds de glace) sur les le Saint-Laurent. Lors des grandes tempêtes automnales, ceux-ci venaient agir comme bouclier naturel contre les tempêtes. Maintenant, les glaces se formant plus tard, les rives, dont celles peuplées par les communautés riveraines subissent d’importants dégâts, souvent en novembre ou décembre.

Les glaces sur le Saint-Laurent à Rimouski © Stratégies Saint-Laurent

Quel rôle peuvent jouer les citoyens pour répondre à ces changements ? 

Le premier rôle des citoyens est de se poser les bonnes questions. De quelle façon aménage-t-on les rives, avec quelle végétalisation ? Comment traite-t-on les eaux rejetées, en particulier les eaux brunes ? Stratégies Saint-Laurent et les comités ZIP jouent un rôle pour la conscientisation de ces enjeux, et aussi pour la réappropriation du fleuve : un fleuve connu est un fleuve qu’on protège. 

Le deuxième moyen dont disposent les citoyens est le vote : la voix démocratique permet de se mobiliser pour mettre en place des gouvernements locaux, provinciaux et fédéral conscients et responsables face aux enjeux climatiques. Des gouvernements prêts à poser des gestes conséquents, à investir en environnement, à mieux gérer le territoire.

Enfin, les citoyens peuvent aussi se mobiliser : par exemple, récemment, le projet méthanier de GNL Québec, destiné à l’exportation de gaz naturel, a été abandonné grâce à la mobilisation des citoyens et des représentants des Premières Nations. 

Une des missions de Stratégies Saint-Laurent est la réappropriation du fleuve : ce lien s’est-il distendu ? 

Le slogan de Stratégies Saint-Laurent, c’est “remettre le Saint-Laurent au monde”. On veut apporter  des moyens de restauration et conservation pour amener le Saint-Laurent dans un état environnemental qui s’approche de son état naturel. Mais c’est aussi remettre le fleuve dans les mains des gens, pour qu’ils le reconsidèrent comme quelque chose d’essentiel. Il y a eu une coupure, entre les années 1950 et 1990, où le bien-être du fleuve n’était pas au centre des discussions : on en paye aujourd’hui le tribut. Depuis quelques années, notamment grâce au travail acharné de groupes comme Stratégies Saint-Laurent et les douze comité ZIP, cette réappropriation a lieu ; je le vois grâce à la popularité d’un réseau comme le nôtre. Les citoyens agissent, marchent pour le fleuve, votent différemment, et participent à des projets locaux, tel que l’Opération Saint-Laurent, des nettoyages de berges qui ont énormément de succès avec des partenaires tel que Mission 1000 Tonnes.

OPERATION SAINT-LAURENT, UNE INITIATIVE INTÉGRÉE

L’opération Saint-Laurent est une grande campagne qui vise à retirer les déchets, notamment le plastique, des berges du fleuve, en coopération avec d’autres acteurs tels que Mission 1000 tonnes, WWF et les Comités ZIP. 

  • Nettoyage des rives du fleuve
  • Sensibilisation auprès des écoles et des parents.
  • Création de passeports d’engagement pour les citoyens et incitation à la réduction du plastique à usage unique 
  • Système de certification pour 70 entreprises adhérentes

Mais en ce qui concerne les autorités, si l’on observe en effet un changement de discours, on attend encore des actes et surtout des budgets conséquents. Nous sommes au début et des signaux positifs sont lancés notamment grâce au soutien, par exemple, d’Avantage Saint-Laurent (provincial) qui soutient les efforts du FASL ou du Fonds de restauration côtière du Plan de protection des océans (fédéral). Il faut bonifier ces initiatives si l’on ne veut pas être rapidement dos au mur ! 

“Pour le Saint-Laurent, il faut que le sentiment d’urgence augmente” 

Vous travaillez donc pour restaurer les écosystèmes du Saint-Laurent, développer les aires protégées et la protection des milieux humides, avec les riverains, les collectivités locales, les échelons gouvernementaux… Et qu’en est-il des acteurs économiques ? 

Nous travaillons aussi avec eux ! Par exemple, nous contribuons au développement de la certification Alliance Verte à destination des transporteurs maritimes, un vrai fleuron du Québec. Cet organisme à but non-lucratif (OBNL) a été mandaté par une portion de l’industrie maritime et par la société de développement économique du Saint-Laurent (SODES). Il propose une quinzaine d’indicateurs qui évoluent et permettent d’améliorer graduellement les pratiques de l’industrie maritime. La certification a tellement bien été accueillie qu’elle a été étendue à tout le Québec, puis s’est déclinée aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Europe sous le nom Green Marine. C’est une initiative qui pourrait aussi être inspirante pour d’autres secteurs économiques. 

Partout dans le monde, la reconnaissance de droits à la nature avance. Une première initiative en ce sens a été menée au Québec en février 2021 pour la rivière Magpie et un projet de loi a été récemment déposé pour donner des droits au Saint-Laurent. Quel est, pour vous, l’intérêt de recourir à un levier juridique pour protéger le fleuve ?

C’est un moyen absolument nécessaire, mais aussi un constat d’échec : mettre un statut sur un territoire, c’est souligner que l’on n’est pas suffisamment responsable pour utiliser ses ressources de façon durable. Néanmoins, je crois dans ces projets, et Stratégies Saint-Laurent a contribué à cette initiative de l’Observatoire International des Droits de la Nature (OIDN) notamment dans la rédaction de l’ouvrage de référence : Une personnalité juridique pour le fleuve Saint-Laurent et les Fleuves du monde. 

D’autres initiatives qui ne datent pas d’hier sont aussi une force juridique importante. Même si le Canada n’est pas en avance, les aires maritimes protégées sont des outils en développement. Le parc marin de Saguenay Saint-Laurent est par exemple un joyau du Canada, né de la collaboration entre les deux paliers gouvernementaux, entre la SÉPAQ, une société d’État québécoise, et Parcs Canada, qui relève du gouvernement fédéral. Nous espérons voir d’autres initiatives de ce type apparaitre.

Il existe une vingtaine de statuts divers pour protéger les espaces naturels : le Canada ne manque pas d’outils. Mais quand on fait le bilan, beaucoup de territoires névralgiques ne sont pas encore protégés. Il y a d’autres initiatives politiques intéressantes : en mars 2010, le député du Parti québécois Scott McKay avait déposé une motion à l’Assemblée nationale pour que le Saint-Laurent soit reconnu comme patrimoine national du Québec. La motion a été adoptée à l’unanimité, ce qui n’est pas courant, et dénote un intérêt et une prise de conscience des élus québécois. Mais ce statut n’a pas donné lieu à de résultats vraiment concrets… Cela n’a pas empêché de continuer une prise de décisions en silos. 

“J’espère que la volonté politique sera au rendez-vous. […] J’ai hâte de voir les résultats concrets de cette initiative de l’Observatoire International des Droits de la Nature pour le Saint-Laurent”

Il est aussi important de considérer l’implication des Premières Nations, qui jouent un rôle crucial et qui doivent être impliquées dans la définition de l’initiative et son application.

Et vous, Jean-Eric Turcotte, quelle est votre relation au fleuve ? 

J’ai un lien à la fois affectif et professionnel au fleuve. Je  travaille depuis 25 ans autour du fleuve, à la tête de Stratégies Saint-Laurent  et comme directeur de la Fondation dédiée au Saint-Laurent. Mais je suis avant tout un enfant du fleuve : ma famille vient du Bas Saint-Laurent, dans le comté de La Mitis à Sainte-Flavie. J’ai passé toute mon enfance à cueillir des coquillages, à partir à la pêche et à me baigner dans l’eau froide.  Avant d’engager une carrière, j’étudiais le fleuve, dans une formation en géomorphologie littorale et marine (Université de Laval) ! Et j’exerce aussi des activités tel que le kayak de mer, la photographie, l’observation ornithologique… Le fleuve fait partie de mon quotidien. C’est un lien que j’ai aussi transmis à mes enfants : un de mes garçons travaille aujourd’hui pour la Société des Traversiers du Québec.

Et si le Saint-Laurent était un personnage, quels qualificatifs utiliseriez-vous ? 

Je le vois comme un géant vulnérable : “un fleuve aux grandes eaux”, pour paraphraser Jean-Frédéric Bach, mais un géant qui subit passablement de pressions, et qui démontre des signes de fatigue. 

*Les comités ZIP sont des organismes régionaux de concertation et d’action, dont le mandat est de regrouper les principaux usagers du Saint-Laurent, sur leur territoire, et de favoriser leur concertation en vue de résoudre les problèmes locaux et régionaux touchant aux écosystèmes fluviaux et à leurs usages.

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